Séduire les jeunes pour redonner du souffle à l’industrie informatique

Pour satisfaire un grand besoin de main-d’oeuvre spécialisée, l’industrie informatique du Québec doit séduire les jeunes d’une relève plus sensible aux charmes de l’industrie du jeu et du divertissement.

En novembre dernier, la Fédération de l’informatique du Québec (FiQ) changeait de nom et devenait le Réseau ACTION TI. Un changement de nom qui allait mieux refléter la nouvelle approche de l’organisme de 2300 membres en matière de représentation de l’industrie informatique au Québec.

Comme me l’expliquait à l’époque le nouveau président de l’organisme, Jacques Topping, ce changement reflétait une volonté d’insuffler un vent de renouveau dans ce secteur de l’industrie, notamment grâce à une nouvelle approche dans le recrutement et la promotion de la carrière en informatique.

Et c’est ainsi que, depuis le début de l’année, l’organisme travaille plus efficacement sur l’aide au plan de carrière en commençant par la relève en TI, la formation et même la réorientation de carrière. Et en ce sens, le Réseau ACTION TI travaille à valoriser la profession. La valoriser auprès des autres professions, aux yeux du public, mais plus important encore, aux yeux des jeunes qui sont encore sur les campus.

À défaut d’avoir les mêmes ressources financières que l’Ordre des comptables, dont on voyait récemment une campagne d’image, l’organisme qui regroupe les professionnels de l’informatique au Québec ne va pas investir dans une vaste campagne publicitaire télévisuelle pour redonner du souffle à la profession et, du coup, faire augmenter les inscriptions dans les universités. Non, on cherche plutôt à intervenir directement dans les écoles, là où la concurrence est vive pour attirer les adeptes de la logique et du clavier.

Et concurrence il y a. Car la relève en informatique entend aussi le chant des sirènes de l’industrie du jeu et du divertissement, où un grand nombre de candidats de très grande qualité ont décidé de tenter leur chance ces dernières années. Pour un jeune, il est effectivement plus sexy de travailler à la conception du prochain succès de la série Splinter Cell chez Ubisoft ou de travailler au développement du prochain Facebook que d’aller administrer un vaste réseau informatique en entreprise.

Pour les professionnels de l’informatique, le défi de séduction auprès de la relève québécoise demeure dans la démonstration du plaisir et de la satisfaction personnelle lors de la réalisation de projet chez des Bombardier, Hydro-Québec ou SNC-Lavalin. Une tâche difficile alors que l’industrie québécoise du jeu vidéo est parmi les meilleures du monde. Chaque année, le Québec produit un grand nombre de titres à succès. Des productions de plusieurs millions de dollars qui rivalisent avec les grandes productions cinématographiques hollywoodiennes pour le dollar de divertissement des consommateurs.

C’est donc dans ce contexte que le Réseau ACTION TI doit prouver son ingéniosité auprès des jeunes pour les séduire. Et la prochaine initiative au calendrier qui devrait démontrer cette nouvelle démarche s’intitule les Grandes Olympiades des TI. L’événement a lieu dans le cadre de la Semaine de la gestion des TI organisée par la faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval à Québec.

Le vendredi 13 mars, des équipes provenant de cégeps et d’universités devront faire une compétition d’analyses de cas et démontrer par des solutions technologiques l’intérêt d’utiliser Facebook comme outil pour changer les façons de faire des affaires. Pour participer, la date limite d’inscription est aujourd’hui (scrm@fsa.ulaval.ca). Pour les gagnants, des prix en argent et une bourse de 2000 $. En prime, sûrement des contacts avec quelques chasseurs de têtes.

En tout cas, chose certaine, les gens de Réseau ACTION TI doivent faire vite, car, selon le comité sectoriel de main-d’oeuvre des technologies de l’information et des communications, 21 000 emplois seront créés dans ce secteur d’ici à 2011.

Pendant ce temps, ce même comité sectoriel, qui porte le nom de TechnoCompétences, vient de publier le portrait d’une autre tranche de travailleurs de cette industrie, les travailleurs autonomes des technologies de l’information et des communications.

Selon l’enquête de TechnoCompétences, les travailleurs autonomes des technologies de l’information et des communications comptent aujourd’hui pour environ 10 % de l’ensemble de la main-d’oeuvre de l’industrie au Québec. On apprend que 83 % d’entre eux sont des hommes et que 80,2 % ont plus de dix ans d’expérience en technologies de l’information. Avec un revenu comparatif moyen d’environ 60 000 $.

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