M.Net de Musique Plus célèbre ses 10 ans

Il y a dix ans, une petite émission hebdomadaire de 30 minutes prenait l’antenne à Musique Plus pour couvrir l’actualité des jeux vidéo et de l’informatique. Dix ans plus tard, l’animateur Denis Talbot est toujours là avec son équipe de M.Net. Dans le monde des médias et particulièrement dans celui de la télévision, c’est un véritable record. Plusieurs émissions spécialisées ont vu le jour, mais peu ont survécu, et très rares sont celles, même chez nos voisins américains, qui ont soufflé leurs dix chandelles.

Lorsqu’on parle d’émission de télévision québécoise qui traite de la techno, le nom du magazine nouvelles technologies de la télévision de Radio-Canada Branché apparaît rapidement sur les listes. Et pour cause: de février 1996 à mai 2000, les Jean-Hughes Roy, Martine Pagé, Stéphane Éthier, Annie Hudon et Barclay Fortin, assistés de leur recherchiste Carole Caron, ont tenté d’expliquer les nouveaux outils et les nouvelles tendances au grand public avec beaucoup de succès. Mais le coût de production d’un tel magazine télé a eu raison de l’émission.

Au même moment, d’autres émissions ont tenté le défi, que ce soit Nelson Dumais à TQS ou le Cyberclub de François Charron à TVA. Mais dans chaque cas, la loi du marché télévisuel a eu raison des deux projets. Seule la Revanche des nerdz, à Ztélé, animé par Patrick Masbourian à ses débuts et par François-Étienne Paré aujourd’hui, semble encore tenir bon dans le paysage télévisuel, aux côtés de M.Net.

L’émission de Denis Talbot célébrera ses 10 ans et ses 1 500 émissions à Musique Plus demain soir, à 19h30. Un succès qui s’explique évidemment par la qualité de son équipe, une équipe jeune qui a su se renouveler au fil des ans pour assurer un lien constant avec son auditoire. Mais également, par l’approche didactique que l’animateur a su donner à son émission. Assurément plus jeu vidéo que techno, Talbot n’a jamais perdu de vue son travail de vulgarisateur oeuvrant pour un public de joueurs avisés, mais aussi de consommateurs curieux.

Véritable succès de la station Musique Plus, avec plus de 400 000 téléspectateurs à une époque, M.Net réussit toujours à aller chercher tant dans le public cible de Musique Plus que chez les plus vieux amateurs de jeux vidéo. Rappelez-vous que l’âge moyen des joueurs est maintenant de 39 ans.

Et cette confiance du public pour les choix de Denis Talbot, bon nombre d’intervenants de l’industrie l’ont également remarqué. L’émission est aujourd’hui un incontournable, presque un «Tout le monde en parle» de l’industrie du jeu vidéo et de la techno au Québec. Depuis quelques années, les éditeurs cognent littéralement à la porte de l’émission dans l’espoir de faire connaître leurs logiciels, leurs jeux et leurs services. Et pas seulement des joueurs d’ici, puisque l’émission est devenue le lieu de lancement des Nintendo et Microsoft au Québec.

Seul bémol au passage, le changement opéré par la direction, qui ne permet plus à l’équipe de l’émission d’être en direct tous les soirs. C’est seulement deux soirs qu’elle est présentée en direct, contrairement aux années précédentes, où tous les soirs l’équipe était en direct dans nos salons. Si cette décision n’affecte pas la présentation des jeux ou des nouveaux produits à l’émission, il en est tout autrement pour l’actualité. Car si cette émission était devenue incontournable pour suivre l’actualité quotidienne de l’industrie du jeu en fin de journée, avec cette approche d’enregistrement, l’information en prend pour son rhume.

Si vous êtes curieux de découvrir cette émission, M.Net est diffusée du lundi au jeudi, à 19h30, et en rediffusion du mardi au vendredi à midi. Et, sujet oblige, l’émission peut également être vue dans Internet, sur le site de Musique Plus.

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Je termine avec une mention toute spéciale pour souligner l’arrivée sur Internet du Dictionnaire Visuel. Les Éditions Québec Amérique ont décidé de mettre en ligne une adaptation numérique très réussie du célèbre outil linguistique. Accessible gratuitement aux internautes – la publicité prend la facture -, cette version du Visuel s’utilise comme la version papier et permet donc de faire de la recherche à travers 17 thèmes.

En plus de permettre de trouver le mot juste, le Visuel en ligne permet d’écouter la prononciation d’un mot. Plus généreux encore, le Visuel permet même à un blogueur d’utiliser une des images du site pour illustrer un sujet. Au moment du lancement, on trouve 6 000 illustrations réalistes et 20 000 termes et leur définition, incluant les variantes françaises et québécoises. www.ledictionnairevisuel.com

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