ExoPC, une tablette made in Rimouski

L'ExoPC au travail

Depuis le début janvier, plusieurs fabricants d’ordinateurs annoncent tour à tour leur arrivée dans le marché de la tablette informatique. Déjà HP, Dell, ACER et Apple ont tous présenté des prototypes d’appareils qui seront sur le marché d’ici l’été. Mais parallèlement aux grands joueurs, d’autres, plus petits, proposent des solutions de remplacement. Parmi elles, l’une en provenance du Québec, plus particulièrement de Rimouski, attise la curiosité.

Le mois dernier, seulement quel-ques jours après le dévoilement de la tablette iPad d’Apple, le blogue américain EnGadget présentait pour la toute première fois à son lectorat amateur de nouveautés la tablette ExoPC. Le moment ne pouvait pas mieux tomber pour le fabricant du Bas-Saint-Laurent vers qui affluent les demandes de renseignements et les commandes d’un peu partout sur la planète.

Autour de la tablette ExoPC, on retrouve une équipe qui travaille depuis plus de 10 ans dans le domaine du logiciel, sous la bannière MioPlanet. Un éditeur qui compte parmi sa clientèle des grands joueurs des communications et de l’informatique. Pour cette nouvelle aventure, l’équipe initiale s’est entourée de spécialistes pour superviser les aspects financiers, légaux, la production en Chine, la distribution à travers le monde et le service après-vente.

Si le produit d’ExoPC attire autant l’attention de consommateurs à la recherche d’une ardoise, c’est que, sur papier, il semble très intéressant. Sous le capot de la tablette, dont l’écran ne fait pas 23 cm (9 pouces), on découvre un véritable ultraportable qui fonctionne dans l’environnement Windows 7 professionnel. Équipé d’un puissant processeur Intel Atom N270, cadencé à 1.6 GHz, avec une mémoire vive de 2 Go et un disque dur de 32 Go, l’appareil ne devrait pas traîner dans la poussière des concurrents.

Côté connectivité, l’ardoise ExoPC se branche au réseau sans fil WiFi, aux appareils Bluetooth et conserve un port pour l’accès réseau Ethernet 10/100. Avec son écran qui propose une résolution de 1024 x 600 pixels, l’appareil pourra tirer parti des fonctionnalités multipoints du système d’exploitation Windows 7, spécialement conçu pour l’environnement tactile.

En périphérie, l’appareil est livré avec un lecteur de cartes SD/MMC, ce qui permettra d’augmenter la capacité de la mémoire, trois ports USB, une prise casque et microphone et une webcam embarquée de 1,3 mégapixel. L’appareil compte aussi un emplacement pour y insérer une carte SIM pour donner accès au réseau cellulaire 3G.

L’originalité de l’ExoPC passe également par son interface. Le savoir-faire développé au sein des activités de l’éditeur de logiciel MioPlanet depuis 1999 sert à offrir un environnement d’accueil à la tablette. Une interface de base qui donne accès à l’essentiel de l’information, mais qui cède sa place à l’environnement de Windows 7, en un seul clic.

Seule ombre au tableau pour le moment, l’autonomie de l’appareil. La plupart des fabricants nous promettent des tablettes qui auront entre 8 et 10 heures d’autonomie, et plusieurs semaines en mode de veille. Chez les créateurs de l’ExoPC, on confirme une autonomie de seulement quatre heures pour le moment.

Jean-Baptiste Martinoli, le responsable de la recherche et du développement, me confirmait récemment que le défi de l’équipe de recherche était maintenant d’augmenter la durée de vie de la batterie. Une batterie qui, contrairement aux autres tablettes, doit alimenter le processeur rapide d’un vrai ordinateur. «En deux mois, nous sommes passés de 2h (prototype) à 4h (produit final), ce qui laisse à penser que nous devrions rapidement atteindre 6 à 8 heures.»

Depuis l’annonce de Steve Jobs en janvier dernier, l’équipe d’ExoPC a dû revoir certains détails, dont celui du prix de l’appareil. «Avant l’annonce de l’iPad, nous prévoyions de vendre ce produit 699 dollars, voir 799 dollars américains, mais le prix de l’iPad nous a fait changer de stratégie, et notre prix est maintenant plafonné à 599 dollars américains.»

Maintenant, reste à voir la suite des choses. Pour le moment, l’équipe rimouskoise doit recevoir incessamment son nouvel approvisionnement de Chine et combler à nouveau les commandes pour son appareil en provenance du site Web (www.exopc.com). En même temps, l’équipe d’ExoPC doit travailler sur un réseau de distribution plus traditionnel et voir à préparer un excellent service après-vente pour répondre aux questions des nouveaux utilisateurs.

Car contrairement à Google, qui a déçu sa clientèle avec son Nexus One et qui réajuste aujourd’hui son tir en mettant sur pied en toute vitesse un service téléphonique, les Rimouskois, eux, n’auront pas de seconde chance pour faire bonne impression.

1 commentaire

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Une réponse à “ExoPC, une tablette made in Rimouski

  1. Céline Perron

    Bonjour, j’aurais besoin d’une connection qui passe d’ethernet à ExoPc. Mon copain a une tablette Vibe et il travaille maintenant dans le grand nord et il a donc besoin de cette connection, le router n’étant pas permis. Si possible, je vous donnerai son adresse pour que vous puissiez lui poster et je ferais le paiement par carte de crédit. Je vous remercie de votre attention. Bonne journée.

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