Le Monde du silence, un film de Cousteau naïvement dégueulasse

Commandant CousteauA l’époque, le film du Commandant Cousteau et de Louis Malle avait été encensé par la critique, allant même jusqu’à remporter en 1956 la Palme d’or à Cannes. Depuis, des millions de gens l’ont vu en salle et à la télévision (j’en suis) et jamais le film, qui passait comme un des premiers documents phares de la conscience écologique, n’a été remis en question. Eh bien voilà, c’est fait…

Il a fallu 60 ans pour que le romancier et cinéaste français Gérard Mordillat attire l’attention des gens sur ce que présentait peut-être vraiment le chef-d’œuvre du commandant Cousteau. Nos normes changent, les méthodes aussi.

Ce qui était acceptable hier, ne l’est peut-être plus aujourd’hui et en voilà un bel exemple. Regardez la chronique de Gérard Mordillat intitulée « Le Monde du silence, un film naïvement dégueulasse » et vous comprendrez ce que bien des gens n’avaient pas vu dans ce film, moi inclus…


En écoutant cette chronique, en voyant ces images plutôt violentes face à la nature, je repense à l’équipe de Cousteau qui avait fait la manchette il y a quelques années au Québec parce qu’ils étaient « brusques » avec les baleines du St-Laurent…

Pour ceux qui veulent revoir le tout premier film de Louis Malle, mettant en vedette le Commandant Cousteau et sa bande… Voici une copie du documentaire « Le Monde du silence » disponible sur YouTube

N.B. Merci à Michel Rochon, journaliste scientifique à Radio-Canada, d’avoir attiré mon attention sur cette chronique de Gérard Mordillat.

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58 Commentaires

Classé dans Réflexion, Societe, Vidéo

58 réponses à “Le Monde du silence, un film de Cousteau naïvement dégueulasse

  1. Bernard Gervais

    Ça me rappelle les publicités de médecins qui recommandaient une telle ou telle marque de cigarettes! Sous le couvert du savoir ou du progrès scientifique, l’humain a souvent fait des choses pour le moins intrigantes.

    J’essaie d’imaginer ce que nous aurons à dire de nos comportements actuels dans une cinquantaine d’années. Sur quels sujets et avec quelle vision.

    Merci du partage.

    • Je suis Charlie

      Je pense pouvoir déja vous le dire : manger des animaux.

    • Capitaine Caverne

      L’automobile, tout simplement. Un objet létal dans la main de l’homme. Un million trois cent mille morts par an dans l’indifférence générale.

      • Lisy

        Aussi bêtement que votre commentaire puant l’amalgame, je pourrais vous répondre:
         » la planètes est trop peuplée, l’homme vie trop longtemps, pollue,et détruit tout sur son passage. Les ressources alimentaires s’amenuisent et les animaux disparaissent. »
        Vous comprendrez où je veux en venir…

    • Danielle

      Serons-nous là tout simplement dans 50 ans ?

    • Tobi

      Couper sa pelouse en utilisant du pétrole ?

    • JP Parisi

      je suis d’accord sur le fond de cet édito de Mordillat, mais il est relativement facile, à posteriori, d’analyser une situation. Je pense que nos propres façons de faire, croyant bien faire, pourraient être soumises à même critique dans 30 ans. Malgré tout Cousteau était surtout un communicant et il est vrai que la façon d’arriver était peu importante par rapport au but poursuivi, d’où les excès de son « travail »

  2. Alain Gaudreault

    Il est vrai que l’Équipe Cousteau et son chef, Bernard Delamotte ont été accusés de «brusquer» les mammifères marins du St-Laurent en 1999 afin d’effectuer des prises de vues. Mais ce qu’il faut savoir c’est que c’était une équipe de production du Québec qui s’occupait de la prise de vue en tout respect des animaux, qu’elle ne s’est jamais approchée au point de toucher les mammifères, que le Zodiac a été filmé de loin par des touristes sur un bateau d’observation au moment où il est «ébranlé» par la masse d’eau et que certains groupes voient dans ce moment et cette «preuve» une opportunité pour imposer un règlement sur l’observation marine alors qu’une partie de l’industrie de l’observation s’y oppose fortement. C’était à un moment où le Commandant n’était plus et que l’Équipe Cousteau formée de nouveaux membres tentait un retour médiatique loin du «Monde du silence» dans le respect des nouvelles normes, méthodes et conditions d’acceptabilité sociales. Un très beau cas de manipulation médiatique pour lequel l’Équipe Cousteau – et quelques autres – ont payé le prix fort.

  3. Michel Vinet

    Je ….je n’en reviens pas encore de Coustaud de merde et ses saloperies qu’on ne doit surtout pas garder sous silence…Et merci, donc, à vous M. Bruno.m Michel Vinet

    De cebonpetitmichel de mon IPAD……

  4. Yves Sasseville

    Sans ces recherches, vous ne mangeriez pas de fruits de mer!

    • Gloria

      Sans les découvertes scientifiques faîtes par les nazis, on aurait jamais su comment fonctionne l’estomac au moment de la disgestion…Les remercie t-on aujourd’hui? Non!
      Et si sans ces recherches, on ne mangerait pas des fruits de mer aujourd’hui, peut-être que la nature se porterait mieux!
      Vous pouvez ne pas être d’accord avec cette chronique, mais remercier la science au nom de votre estomac et vos papilles…à d’autres!!
      J’habite la Polynésie, le poisson et les fruits de mer font partie de mon alimentation, mais je ne m’acharne pas avec des dynamites pour trouver ma nourriture ou la recenser…

      • Dom

        Comme dirait « Lisy » un peu plus haut, si la planète n’était pas aussi peuplée il y aurait de quoi raisonnablement manger poissons et fruits de mer ! ( plus une autre évidence : l’homme pourrait avoir un projet de vie qui respecterait enfin son besoin légitime de dignité )

    • Murielle

      Sans les cons c’est sûr on serait bien plus tranquilles ! On mange des fruits de mer que depuis 1957 ?! Qu’est ce qu’il faut pas lire !…

  5. carraro

    on ne peut pas juger les actions d’hier à la lumière de la morale, des normes et des lois d’aujourd’hui

  6. fabcse

    Que dire! Oui les consciences et les vision du monde évolue, il y a les acteurs comme cousteau qui nous aident à faire le chemin malgré leur erreurs et il y a vous les donneurs de leçons à posteriori. qui du fond de leur jolie bureau analyse les erreur des autres. Facile de pas se tromper quand on fais rien!

    • MOUSTAPHA Abbas

      Effectivement! Effectivement!! Jean yives Cousteau a sans doute comis des c..ries mais il a été d’abors motivé par le soucis d’aller de l’avant. J’ose parier que le bilan global de ses actions.. surtout pour le moyen et long terme sera largement positif.
      « Les aventures du Comandant Cousteau » qui passait sur l’unique chaine télé de mon pays à l’époque ont bercé mon enfance e petit africain et contribué à ma profonde fascination pour la science et le monde en général.. Et j’ai SUREMENT pas été le seul dans ce cas.
      J’irai encore encore plus loin en disant que c’est des émissions du genre qui ont suffisament interressé des gens à la nature afin que ces derniers soient en mesure, après s’être suffisament plongé dans le domaine de critiquer les méthodes employées pour les réaliser!
      let’s say: ceszv pouvres bêtes ont été des martyres pour la bonne cause
      La contribution de ce monsieur à l’avancement du monde est INESTIMABLE !!
      Dur dur de se tromper quand on fou rien!
      J’espere encore accomplir malgré mes éventuelles erreurs avenirs quelque chose de GRAND dans ma vie.

    • C’est peut-etre facile de ne pas se tromper, mais c’est encore plus facile de ne jamais rien dire…Il est certain que les normes ont change, mais pourquoi changent-elles? Parce que certains ouvrent leur grande gueule pour les contester. Si il n’y avait jamais eu d’abolitionistes et de discours critiques sur la torture , l’esclavage et la peine de mort, on en serait toujours au meme stade.

  7. Froidefond

    Déjà jeune enfant au cinéma ce documentaire m’avait déplu le revoir jeune adulte m’avait choqué. J’ai toujours considéré les documentaires de monsieur Cousteau comme commerciaux au détriment de l’environnement. À 60 ans passés je ne suis pas prêté de changer d’avis

  8. syl'

    C’est facile de taper sur Cousteau, il n’y a plus rien à faire et il ne répond pas. En revanche c’est plus compliqué de prendre position pour dénoncer les exactions actuelles.

  9. miru

    D’accord avec vous sur presque tout (Cousteau n’était pas le mec bien que les médias ont ensencé) Il avait une nature à se croire supérieur à tout le monde et traitait les marins de façon ignoble. Par contre dans la marine on dit bien: » barre à droite ou barre à gauche » et non pas tribord et babord.

  10. A reblogué ceci sur pierrelaffargueet a ajouté:
    Autre temps, autre vision… mais la chronique reste juste

  11. Marion

    J’aime pas Cousteau, mais faire le procès de ce film 60 ans après, en le jugeant avec notre savoir et nos prises de conscience d’aujourd’hui, c’est complètement con! Le film a d’ailleurs le mérite de ne pas cacher leur pratique, autre temps autre mœurs. Pour rappel, c’est il y a juste quelque mois que les animaux domestiques on perdu leur statut de bien meuble….il y a 60 ans, l’animal n’était pas grand chose au regard de la plupart des gens. On se demandait même si ils souffraient, comme on s’est demandé longtemps si les nourrissons souffraient….et on les battait sans vergogne. On s’est demandé si les femmes avaient une âme quelques siècle auparavant…Si on se met à juger avec nos avancées d’aujourd’hui toutes les personnalités d’hier, on a pas fini de trouver des salauds partout. Donc juger ce film hors contexte de l’époque est Hors sujet, car on commet des horreurs souvent avec les meilleures intentions du monde, c’est le recul qui permet de s’en rendre compte.

  12. Encore du grand n’importe quoi
    En 1955, personne ne parlait d’écologie ni de protection animale.
    C’est justement par ses ouvrages ses films et émissions TV que JY Couteau a fait découvrir les secrets des océans
    Puis est venu Greenpeace, BB et bien d’autres qui ont permis à l’écologie d’exister 15 ans après Le Monde du Silence

  13. Utu

    Ouin ouin.

    Quelle que soit l’époque, ces jugements pleurnichards et anachroniques seront toujours aussi ridicules et lamentables.
    C’est du même acabit que les pleureuses qui brisent les burnes à propos de Tintin au Congo ou des paroles de la Marseillaise, des bas-de-plafond incapables de contextualisation.

    Pauvres gens.

    • On ne refait pas l’histoire, eveidemment. Mais il n’est pas inutile de revisiter certaines idees ou opinions tenues pour acquises, et acceptables. Les paroles de la Marseillaise sont parfaitement comprehensibles dans le contexte ou elles sont nees, mais en 2015, j’en doute. Les allemands ont vire certaines paroles du Deutschland uber Alles apres que les nazis en aient fait un usage intensif, et on ne trouve rien a y redire. Quand on regarde celles de la Marseillaise, elles sont nettement moins innocentes.
      Et surtout, totalement inappropriees au XXI siecle.

  14. Il me semble que je l’ai vu, et il me semble qu’à travers mes yeux d’enfants, j’ai été bien horrifiée, oui…

    Lorsqu’on dit que l’homme est pire et que tout s’empire, je ne suis pas persuadée, en réalité l’homme a toujours été l’animal le plus destructeur, il n’y avait juste pas autant les médias faisant l’apologie de la rubrique des chiens écrasés, c’est la seule différence !

  15. Pascal

    C’est trop facile et lâche de juger les gens après coup. Certes les méthodes sont criticables, mais comme elles ne l’étaient pas à l’époque, alors disons seulement que l’on ne ferait plus ça de nos jours.

  16. melsens

    C’est insoutenable ! Impardonable hier comme aujourd’hui !

  17. Olive

    monsieur Mordillat semble être un piètre marin.
    dans la marine il faut bien dire barre a droite et barre a gauche et ça depuis les débuts de la marine . Il faut parler de tribord ou babord uniquement losrque il faut situer un élément par rapport au bateau…. critiquer pourquoi pas … mais en connaissance de cause … là c’es du grand n’importe quoi !

  18. DHERMAIN

    Ce qui est nul c’est de faire croire qu’on découvre aujourd’hui tout ce qui est dit dans cette chronique : tout cela a été dit du vivant de Jacques-Yves Cousteau, qui avait pleinement conscience de l’énorme décalage entre ses actions dans les années ’50 et celles de la maturité de sa carrière. Il s’en était expliqué dans Calypso-log, et avait clairement et simplement posé la question : fallait-il censurer ce film (et les suivants) au nom de la morale écologique, ou le laisser tel quel, comme témoignage des pratiques des années ’50, en reconnaissant ses erreurs ? Il lui semblait que la deuxième solution était la plus honnête. Dieu sait que je ne suis pas béat d’admiration devant le Cdt Cousteau, mais là c’est un mauvais procès, et il faut reconnaître tout ce qu’il a apporté en terme de prise de conscience, et de vocations suscitées.
    Frank Dhermain
    Président du Groupe d’Etude des Cétacés de Méditerranée (une mer où Cousteau, qui dirigeait l’aquarium de Monaco, ne semble pas s’être aperçu qu’il y avait plein de baleines et de dauphins ;:))

  19. Je vais m’énerver je le sens, donc, je serai bref… premièrement, sans Cousteau, personne ne ferait de la plongée sous marine !!!!! Deux, Cousteau était le personnage « médiatique » de l’équipe, les vraies personnes qualifiées étaient, André Laban, Falco et d’autres. En tant qu’ancien membre de la « nouvelle » équipe Cousteau,connaissant mieux que n’importe qui d’entre vous les aléas de l’équipe je suis d’accord que le personnage n’a rien de reluisant et je ne me serais sûrement pas entendu avec les actions passées. Troisièmement, Cousteau, lors d’une retrospective fin des années 80 a expliqué le film, il a dit qu’à l’époque, bien, ils savaient pas, ils découvraient et que non, jamais cela ne se passerait comme cela maintenant. Il ne referait jamais les erreurs du passé. Maintenant, pour toutes les filles qui critiquent … Votre maquillage que vous vous mettez sur la gueule, des milliers d’animaux sont encore et toujours torturés chaque année pour le tester ! En toute connaissance de cause et CA c’est dégeulasse. Pour les Français “écoeuré par le film … Je vous rapelle que en Polynaisie FRANCAISE ! Des milliers de tortues marines sont masacrées annuellement pour les bouffer, je ne vois personne qui réclame alors que c’est interdit mondialement, je le sais, j’habite pour l’instant aux Gambier et j’en suis témoin ! Alors, arrêtez de faire les offusqués et de polémiquer sur un sujet que vous ne maitrisez pas.

  20. Roux

    C’est pas beau, c’est vrai. Mais autres temps autres moeurs. Pensez vous aux enfants des années 60 à qui l’ont « enlevaient » les amygdales et les végétations (et pourquoi pas l’appendice) à la chaîne avec seulement une anesthésie au masque, sans prise en compte de la douleur et du stress. La scène des poissons dynamités m’a fait penser à ça !!!

  21. Patrick Robert

    Il faut absolument éviter de juger l’Histoire avec nos critères moraux d’aujourd’hui : Grace au scaphandre autonome qu’il a contribué à mettre au point, Cousteau a découvert un nouveau monde et nous l’a fait découvrir. A l’époque il n’était pas pollué et semblait inépuisable. À cette époque l’écologie était une matière scientifique et pas du tout une idéologie politique et morale. On ne peut pas dire que Cousteau était un abruti imprudent ! Il était considéré dans le monde entier comme un héros, un explorateur de génie ! Il est le premier à nous avoir appris que les animaux n’étaient pas « méchants » ou hostiles à l’homme ! Qu’il n’y a pas d’espèce nuisible ou inutile : il était un écologiste au sens scientifique. Oui, il a fait des erreurs, mais il ne pouvait pas en avoir conscience dans l’état de la connaissance de son époque.

  22. Il n’est pas possible de juger avec nos connaissances d’aujourd’hui des actes commis il y a plus d’un demi-siècle. Ce qu’ils ont fait à l’époque nous semble ignoble mais Cousteau fut un précurseur qui ouvrit les yeux du monde aux « mystères » de la mer et lui-même, quelques années après avait totalement changé son comportement et fut un des premiers « écolos » qui s’érigea en défenseur de la nature. Nous ne cessons jamais d’apprendre.

  23. Polémique intéressante, qui met le doigt avant tout sur la relativité de jugement d’une époque par rapport à une autre et de la subjectivité de toute information, quelle qu’elle soit et d’ou qu’elle vienne, aussi « objective » puisse-t’elle paraître ou se réclamer.

  24. Rémy

    Ce film date de 1956, il faut le replacer dans son époque. Mon grand-oncle a fait partie des premières équipes du Cousteau, avant de devenir aveugle à cause d’un accident de plongée. On était au lendemain de la seconde guerre mondiale ; personne ne se préoccupait de l’environnement. L’océan était dangereux et inconnu ; l’équipe de Cousteau était constituée d’anciens militaires et de pêcheurs. Les scientifiques qui étudiaient la faune terrestre faisaient de même, c’était aussi des chasseurs. Les méthodes choquent et c’est normal car aujourd’hui les méthodes d’observation et de prélèvement ont beaucoup évoluées.

    A l’époque pas de GPS, pas d’ADN, pas de spectromètre de masse, ect… Aujourd’hui on connait bien les animaux et on dispose de technologie avancée donc on peut les étudier sans leur faire de mal, ce qui n’était pas le cas à l’époque. A l’origine de la science, pour comprendre le métabolisme d’une espèce de poisson avec des moyens très limités il a bien fallu en capturer et les disséquer. Il faut comparer ce film avec la façon dont étaient traité les animaux à la même époque (chasse, pêche, élevage, exploitation industrielle des océans).

    Vous trouvez que le film est dégelasse ? Aller voir ce que font des 1ières années de médecine avec des cadavres humains.

    Avec notre regard d’aujourd’hui ce film est violent mais c’est lui qui a permis de prendre conscience de la pollution des océans. Voici une anecdote racontée par mon grand-oncle : « Au début des années 1950 Cousteau a participé à une conférence internationale sur les océans ; il a pris la parole pour parler d’un problème grave : la pollution des océans. Tout le monde a éclaté de rire, on lui a répondu « mais comment-voulez-vous que des masses d’eau aussi énormes puissent être polluées ? » »

    Car à l’époque, l’océan était considéré comme une immense poubelle sans fond, où il était possible de rejeter tout ce qu’on voulait sans limites. On commençait seulement à mettre en place les premières stations d’épuration.

  25. siroux denis

    bonjour , je pense effectivement que cette polémique est de plus stérile , , Cousteau et sont équipe ont t il commis certaine erreurs oui probablement comme tout a chacun je crois , mais ses documentaires que nous avons tous vue étant enfant ne nous ont t il pas permis d éveiller un temps soit peux nos consciences , que si notre espèce souhaite pouvoir survivre il serait temps de respecter notre environnement ainsi que les créatures qui la peuple , si Cousteau et sont équipe ont put contribuer a cela même du ne manière qui peut sampler critiquable je pense qu il faut l en remercier

  26. daniel albertini

    J’attire l’attention sur le fait que le romancier et cinéaste français Gérard Mordillat est tout sauf un marin. Être né dans un quartier de Belleville, d’un père serrurier à la SNCF ne prédestine pas à la Maîtrise du vocabulaire marin. Personnellement, je ne m’aventurerais pas à écrire sur les technique du roman et du cinéma, donc je la ferme!

    Tribord et Babord : Les expressions « à tribord toute », « à bâbord toute » ne sont pas utilisées dans la marine. Pour le timonier, qui se tient à la barre face à l’avant, on doit utiliser les mots « Droite » et « Gauche » « à droite toute », ou « à droite 5 » (pour dire toute à droite ou 5 degrés à droite). Sur les voiliers, les ordres à la barre étaient donnés au vent ou sous le vent.

    Il faut vraiment être un gros niais pour penser que Cousteau qui en 1930, après avoir fait ses études à l’École navale de Brest à bord de la Jeanne d’Arc, navire-école de la Marine, et devient officier canonnier en 1934, ignorait les ordres conventionnels à donner à un homme de barre.

    Mordillat fait sa chochotte moraliste écolo: Il oublie qu’il faut se replacer dans l’époque (sans utiliser des grands mots comme herméneutique historique) nous sommes au début des découvertes des fonds marins et la faune et la flore sont en abondance. (J’ai vécu la fin de cette époque et je peux affirmer que les plongeurs n’y sont pour rien)

    En 1937, en poste à bord du Condorcet à Toulon, Philippe Tailliez fait la connaissance de Jacques-Yves Cousteau, un jeune enseigne de vaisseau, à qui il fait découvrir la plongée et la chasse sous-marines. Un an plus tard, en 1938, Tailliez rencontre aux Embiez, un chasseur sous-marin déjà réputé : Frédéric Dumas. C’est ainsi que se forme le trio qui va, quatre ans plus tard, réaliser le premier film sous-marin français (Par dix-huit mètres de fond, 1942), puis le premier film en scaphandre autonome (Épaves, 1943) suite à l’invention la même année du détendeur par Jacques-Yves Cousteau avec l’ingénieur Émile Gagnan.

    En 1945, à l’issue de la guerre, le GRS Groupe de Recherches Sous-marines est créé sur ordre de l’amiral Lemonnier, chef d’état-major de la marine française. Le capitaine de vaisseau Philippe Tailliez en prend le commandement, le lieutenant de vaisseau Jacques-Yves Cousteau est nommé commandant en second, et Frédéric Dumas y est affecté au titre de conseiller technique civil.

    En 1976, j’étais Maître de cours à l’école de Plongée de la Marine, j’ai visionné un film en noir et blanc où l’on voit ces trois Mousquemers se livrer à un carnage de chasse sous-marine avec scaphandre autonome et arbalète sous-marine. Lorsque avant mon départ en 1979, j’ai voulu en faire une copie souvenir, le film avait disparu. C’est peut-être mieux ainsi.

    Nous aussi, nous avons fait quelques petits prélèvements illégaux, exclusivement pour notre consommation personnelle, homards, langoustes, coquille Saint Jacques, Ormeaux poissons divers Mérous, Liches, Sars et autres Dorades.

    (je ne parle pas des tonnes de poissons tués par les centaines de mines sous-marines que nous avons détruites, nous en remplissions parfois nos zodiacs de lieus, de bars et de cabillauds, sans autres solutions)

    Aujourd’hui, tout ça n’est plus possible, le nombre de plongeurs est si important et la surpêche professionnelle et industrielle a fait de tels dégâts que le moindre prélèvement est aussi réglementer que le marché de l’or. Comme celui du thon rouge de Méditerranée par exemple.

    Mordillat, t’es une vraie estrasse de l’Histoire!

  27. A l’époque, il y avait encore une telle abondance de la « ressource » (mot odieux) que quelques prélèvements ou accidents paraissaient inconséquents.

    En psychologie, nous étions en plein behaviorisme, c’est-à-dire, que faute d’y avoir accès, on en était venu, à nier les états de conscience et à considérer que faute de protocole expérimental approprié, ceux-ci étaient non seulement inaccessibles, mais même hypothétique.

    Alors les animaux… On en était presque encore à la conception cruelle de Descartes, pour lequel ceux-ci ne pouvaient souffrir et qui, logiquement, prônait la vivisection, à usage scientifique, tout de même.

    Depuis, nous avons commencé à comprendre, à quel point les baleines sont des êtres sociaux sophistiquées, aussi à la longévité extraordinaire, plus de deux-cent ans (baleine à bosse), lorsqu’elles échappent à la prédation et la pandémie humaine!

    Mais il faut reconnaître à Cousteau, d’avoir assez rapidement reconnu l’interdépendance de toutes les espèces, et donc de la place précaire de l’homme, super-prédateur auto-investi au sommet de la chaîne alimentaire.

    A la fin de sa vie, après avoir suivi le progrès de ce désastre, il en était devenu même assez déprimé… Il n’est pas le seul.

    • Belle conclusion, Paul, merci.
      Ne jamais sortir l’oeuvre de Coustaud de son époque « pionnière ». Qui de plus était encore proche de l’exploitation de la baleine par la France et l’Europe. Dans ces images dures, le message passait quand même : l’homme peut commettre des catastrophes.
      On a pris conscience collectivement des 70% restant du globe, grâce à lui.
      C’est comme les écrits religieux et anciens: contexte SVP ! Ce qui n’exclut pas le commentaire/l’annotation objectifs et modérés, sans polémique.

  28. Richard Côté

    Ça n’était que du cinéma avec un petit « je te tire le ti cordon du cœur « …Tout dans ce documentaire sonnait faux et a l’époque le gouvernement du Canada a payé l’équipe de Cousteau pour de la fumée dans un miroir .Salutations .

  29. alex

    Gerard Mordillat est ne en 1949 et avait donc 7 ans quand le film est sorti. J’imagine le petit Gerard decouvrir avec emotion la beaute et la fragilite des oceans GRACE a Cousteau. J’imagine le vieux Gerard se rememorer avec emotion du film qui eduque sa jeune conscience ecologiste, et decider de le revoir. Seulement voila, en 2015 Gerard est a present trop vieux pour se rappeler que sa conscience ecolo, il la doit a Cousteau. Pis encore, Gerard est bien trop vieux pour se rendre compte que les morales changent et que malgre le mal que nos yeus de 2015 peuvent voir dans ce vieux film, Cousteau etait des ANNEES LUMIERE D’AVANCE par rapport a tout le monde sur la planete en terme de morale ecolo. Et le vieux Gerard de pisser ainsi sur ses illustres aines..

  30. Pépito

    C’est vrai que quand on voit le film comme ça on se dit que c’est moche et que ça ne passerait plus aujourd’hui. Mais suite à ces fameux documentaire sur la pollution, qui a arrêté de prendre sa voiture pour faire 10km ? Qui a arrêté de manger des bananes qui font 10.000km en cargo avant d’arriver dans son assiette, qui a arrêté d’acheter un téléphone et des baskets fabriqués par des enfants Chinois ? On est tous un peu des Cousteau mais lui nous a appris beaucoup de choses et a sensibilisé beaucoup de monde.

  31. Ulysse

    Gérard Mordillat ne sait pas tout. Les marines française, italienne… et même l’US Navy utilisent la terminologie « droite – gauche » pour les ordres de barre, et ce pour une raison de clarté, afin qu’il n’y ait pas de confusion entre « bâbord » et « tribord », deux mots ayant la même terminaison. Les Anglais et anglophones ont conservé le « port » et le « starboard » qui ne posent pas ce problème. Mais cela a déjà été relevé plus haut et l’on pardonnerait volontiers à l’auteur de cette diatribe ridicule de ne pas connaître le vocabulaire marin, s’il n’en faisait lui même le reproche (en s’étendant lourdement) à un capitaine de navire sortant de l’Ecole Navale.

    Mais il y a plus grave ; la Calypso heurte accidentellement un cachalot qui « a souffert aussi… ». et s’éloigne en poussant sous l’eau des cris de détresse qui rassemblent de tous les coins de l’horizon de petits groupes de ses congénères, nageant vers leur camarade en détresse… Et Mordillat d’en conclure que « la pauvre bête va mourir au milieu de son troupeau ». Or, rien dans le film ne permet d’affirmer que l’animal est mort. Quant au bébé cachalot haché menu par l’hélice « en manœuvrant », le commentateur nous explique qu’il jouait le long du bord et a malencontreusement voulu passer sous la coque. J’ai personnellement vécu la même aventure sur mon voilier lorsqu’un baleineau (de baleine à bosse) a sondé sur l’avant tribord, et heurté la quille avant de ressortir sur l’arrière bâbord, dans un nuage de sang. J’ai un moment pensé avec inquiétude qu’il avait touché l’hélice (nous étions sous voiles et le moteur était stoppé), car c’en eut été fait de notre propulsion mécanique. Et nous ne faisions pas du « whale-watching »! La maman baleine croisait à ce moment-là à un quart de mille sur notre avant. Un moment déstabilisé, le « petit » animal s’est mis à nager frénétiquement pour rejoindre sa mère.

    Les requins! Certes, on assiste à une scène de violence gratuite de la part de certains membres de l’équipage, « pour venger le bébé cachalot ». On peut le regretter aujourd’hui, dans le contexte « écolo » qui nous assiège, mais, comme rappelé dans maints commentaires précédents, il faut remettre « Le monde du silence » dans son contexte temporel, où le requin était encore la bête féroce la plus redoutée, et « l’ennemi de tous les marins », Et cette scène ponctuelle ne peut en aucun cas être comparée à la destruction de masse pratiquée aujourd’hui par les marines de pêche asiatiques dans le but exclusif de prélever des ailerons.

    Il faudrait ajouter qu’à l’époque, on jouait beaucoup de la dynamite pour élargir ou créer des passes et des chenaux, ou encore pour aménager des ports. Ces pratiques n’ont d’ailleurs pas disparu, quand des « intérêts économiques supérieurs » l’imposent. Les quelques poissons qu’a détruit J. Cousteau pour en faire l’inventaire sont une goutte d’eau parmi les ravages de la pêche industrielle, et les morceaux de madrépores qu’il a cassés pour analyse, bien insignifiants comparés aux dégâts occasionnés par les ancres des navires..

    Vers la fin du XVIIIème siècle, le capitaine Cook faisait tirer à mitraille sur les pirogues des Maoris qui venaient le défier avec un haka et des jets de pierres. Il est pourtant resté le plus grand découvreur des temps modernes, auréolé d’une réputation de grande humanité. C’était il y a 250 ans.

    J Cousteau, lui, a découvert le monde sous-marin et l’a livré à des générations de plongeurs et amoureux des grands fonds, pour le meilleur, espérons-le. Lui faire aujourd’hui un procès, en des termes aussi outranciers et à l’aide de tels amalgames, relève de la méconnaissance de l’Histoire et de la malhonnêteté intellectuelle.

  32. Jean-Baptiste

    Et quelles sont les choses pour lesquelles nous sommes aveugles aujourd’hui, maintenant ?

  33. Vervaecke Vincent

    Je crois que dans d’autres circonstances, on appelle ça des dégâts collatéreaux. Nicolas Hulot, grand défensseur de la cause animale (entre autre) a déjà fait des km par monts et par vaux, lui et ses équipiers ont dû écraser des milliers d’insectes lors de leurs déplacements, dira-t-on dans cinquante ans que c’était un monstre sanguinaire? Non! Alors il faut arrêter avec les divagations, la présence du commandant sur et dans les mers du globe a inévitablement dû avoir un impact positif et a dû conscientiser des millions de gens.

  34. desmoulins

    Critique facile d’un chroniqueur en mal d’inspiration… Toutefois, que le show-biz et les médias de l’époque nous aient dissimulé une partie de la réalité ne serait pas surprenant…

  35. Olivier

    Maaaaaaaais non !!! On nous aurait mentit? Encore !! Hoooooo…
    Bon ceci dit si les générations à venir son aussi sensible à l’écologie et aussi respectueuse, que pouvait l’être le commandant Cousteau, alors tout n’ira pas si mal.
    Et quand aux pseudos journaleux, chronicrosses etc qui ne savent plus comment faire lire la pisse qui sort de leur stylo, je ne saurais que trop leur conseiller d’essayer de s’en prendre à des sociétés comme Mossanto, Nestlé etc… Il me semble qu’il y a plus à faire de ce côté là pour le bien être de notre chère maman… à tous… nôtre planète Terre.
    Peace

  36. Ces images reflètent l’esprit de l’époque, époque où il n’existait pas de conscience écologique et pas encore de véritable souci de la souffrance animale comme il existe aujourd’hui. Ces hommes ne sont que le reflet de leur époque (qui n’a malheureusement pas encore complètement disparu), et il est toujours très facile de juger après coup, à l’aune de nos valeurs actuelles et quand on a toutes les cartes en main.
    Il est étonnant que Mordillat donne là dedans…, ce n’est pas très reluisant de sa part de se faire de la pub à si peu de frais, un peu facile. Il est évident que si nous sommes aujourd’hui dans la situation actuelle de l’état de la planète, ce n’est pas par hasard – il y a des raisons–, mais bien parce que les hommes des générations précédentes jouissaient de ce sentiment de toute puissance béate vis-à-vis de la nature, crapuleux en même temps qu’innocent, qui régnait encore à cette époque. Et pourtant Cousteau (homme né en 1910) et ses films, même si leur style agace aujourd’hui, ont indéniablement participé à la naissance d’une conscience écologique dans le monde à large échelle, y compris chez ceux qui le critiquent aujourd’hui.
    Mordillat s’étonne qu’à l’époque de la sortie du film personne n’ait pas vu (c’est lui qui le dit, mais cela reste à vérifier) la dégueulasserie de ce qu’il montre. Ben oui mon bon monsieur. C’est absurde. On verra bien dans 60 ans comment nous seront jugés par les générations à venir, ha ha ha ! on va bien rigoler.

  37. Desbois

    l’intérêt de visionner et de critiquer ce film n’est- il pas d’en tirer une leçon quand à nos comportements d’aujourd’hui ?Il me semble que cela peut aider à balayer plus efficacement devant sa porte..

  38. J’avait vu ce film il y a quelques années, à l’âge de 10 ou 11 ans, et cela m’avit vraiment choquée. Je ne comprends pas et ne comprendrait jamais qu’on puisse appeler scientifique ou documentaire cette ode à la violence gratuite (lorsque je dis ca, c’est en pensant au passage du massacre avec les requins) C’est désolant …

  39. Veche

    Cher Monsieur,

    Je crois que tout le monde est d’accord avec vous mais vous n’avez rien découvert. Couteau lui même à fait son autocritique bien avant vous.
    A cette époque il n’existait pas de film sous marin et il a fait découvrir ce monde a la terre entière d’une façon certes brutale mais au sortir de la guerre le brutalité était toute relative… pourquoi ne pas incriminer l’inventeur du moteur à explosion pour la pollution que celui ci rôdeur 50 ans plus tard ou l’inventeur du plastique?
    Je trouve votre raisonnement naïf car juger d’un événement , d’un reportage ou d’un film 50 ans plus tard en dehors du contexte de l’époque c’est comme de dire : si j’avais su je ne serais pas venu….

    Couteau avait bien des défauts dont vous ne connaissez qu’une faible partie mais il restera celui qui a fait découvrir la mer au monde entier.

  40. ToF

    Bon alors avant de commenter je me suis re regardé cet excellent film(je dis ça d’emblée comme ça j’aurais pas à vous re donner mon avis)

    -1- le « droite » et « gauche » plutôt que « bâbord » et « tribord » c’est pour faire plus grand public en est en 56….. y’a 60 ans…. Les gens qui ne vivent pas en bord de mer ont pas la monde idée de ce qu’est Bâbord et tribord

    -2- Le monde du silence est le PREMIER film sur l’océan le premier film – documentaire qui a lancé les plus grands écolo et défenseurs de la nature qu’on a aujourd’hui (Cluzaud, Perrin, …. etc)

    -3- on est en train de comparer des techniques qui ont 60 ans
    (Au moins 2 fois notre âge pour ceux qui situent pas, on viens de sortir de la 2e guerre mondiale….) comparez une fois les techniques médicales de cette époque on verra si ça ne choque personne….
    (Électrochoc pour les malades mentaux médication non maîtrisée expérimentations humaines à peine encadrée. ..)
    Dans 60 ans nos méthodes aussi paraîtront sauvages…..

    -4- Le coup des requins n’est pas excusable certes
    Mais de nos jours encore les surfeurs massacre les requins à la réunion parce qu’ils veulent « se venger » et ils les massacrent par centaines (voir 66min enquête du mois dernier) et aujourd’hui y’a plus d’excuse car le requin est actuellement en voie de disparition (ce qui n’est pas le cas en 56) et on connaît son rôle régulateur dans nos océans et dans notre écosystème…
    De nos jours on tue les renards et les martres à vue car ce sont des nuisibles dans 60 ans peut être qu’on nous le reprochera aussi….

    Bref pour moi Cousteau, le commandant Cousteau à été un grand Homme, un des premiers écolo, le mec qui a réveillé des milliers de consciences et je trouve juste honteux de voir un vieux frustré salir son nom….

  41. Bachibouzouk

    Oui en regardant ce film aujourd’hui on est plus qu’ indigné ! Mais il faut le remettre dans son contexte de l’époque où le requin était le poisson maudît mangeur d’homme que personne n’aurait défendu ! Idem pour tout le reste et comme presque personne ne plongeait comme actuellement, on se souciait pas des fonds marins que l’on pensait très naïvement indestructibles ! Couteau a néanmoins permis de vulgariser et de donner envie à pleins de jeunes de devenir des plongeurs oú scientifique océanologue. Il s’est expliqué à la fin de sa vie sur ce film. Et oui nous aussi dans 50 ans les générations suivantes reprocheront nos diverses pollutions et autres dégâts écologiques !

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